Clap de fin de saison d’hiver 2021/22

Voici un mois maintenant que la saison d’hiver a pris fin pour moi. Un peu plus brutalement qu’espéré, car mon ménisque gauche en est la cause. Je garde un peu de suspense, car je vais tout d’abord revenir sur ce qui s’est passé depuis le début de l’hiver…

Depuis le mois de novembre, je suis retourné sur les skis. Je me suis entraîné à Tignes pour des examens du monitorat de skis, qui ne se sont pas déroulé comme je l’espérai. Décidemment, c’est redondant pour cet hiver!

Tignes, en début de saison

Place au travail. J’ai choisi de travailler avec Evolution 2, pour toute la période hivernal. J’ai donc ensuite très rapidement enchaîné sur l’enseignement du ski, pour les vacances de Noël. La chute de neige ayant précédé les vacances s’est avérée très abondante et sauveuse, car elle nous a permis un début de saison très agréable avec tout le domaine skiable de Chamonix ouvert.

La première chute de neige

Début Janvier, retour de la neige, et moi, et bien, je suis au lit, Covid oblige! Bon, pas très méchant, et pas pour longtemps. S’en suis une période de travail très calme dû au restriction sanitaire et à l’absence de nos voisins britanniques.

Début Février, retour aux affaires! Les vacances sont bien chargés, on est bien occupé, bref, tous se passe pour le mieux 🙂 Jusqu’à début Mars, on enchaîne les jours de beau temps, à l’exception d’une chute de neige mi-février. Pas de quoi se plaindre non plus, mais le manteau neigeux ne doit son salut qu’à des températures relativement basse jusque là, car le cumul de neige depuis le début de la saison est pour ainsi dire, ridicule.

Mi mars, me voilà dans l’avion direction le Nord de la Norvège. Une magnifique découverte pour moi, et un beau séjour pour tout le monde. Mon ami guide, Lionel, avec qui je suis parti (un habitué de ces séjours) est heureux de voir autant de journées de beau temps consécutives, 6/7, c’est difficile de faire mieux! Par contre, la neige est quand à elle de piètre qualité. La qualité des paysages reste largement compensatrice!! Le voyage s’est tellement bien déroulé, qu’avec Lionel, nous prévoyons d’y retourner ensemble l’année prochaine. A vos agenda, le bateau réservé du 25/03 au 01/04/2023 😉 N’hésitez pas à me contacter si vous êtes intéressés, en attendant, en voici un peu plus sur le lien suivant :

http://www.confort-montagne.fr/voyage-norvege/

S’en suit une fin d’hiver plus classique, entre enseignement du ski, séminaires et Vallée Blanche… Jusqu’à ce dimanche de début Avril, où un caillou bien dissimulé sous une petite poudre bien légère (notre 4ème chute de neige de la saison), m’a lâchement attaqué! S’en est suivi un peu d’attente jusqu’à voir un très bon chirurgien qui m’a gentiment opéré quasiment dans la foulé et a dû amputé mon ménisque de moitié. Pour les curieux, il s’agit du Dr Lienhart, je vous le recommande!

Maintenant, place à la rééducation pour pouvoir attaquer l’été avec sérénité, un peu tard, mais ne vaut-il pas mieux que jamais?

Crédit photo : Robin Isastel pour plusieurs photos de Norvège, Clement votre guide, Maturin pour la photo de moi lors de l’organisation du FTWQ à Chamonix et une photo d’un client lors d’une descente de la Vallée Blanche

Sécurité et neige, en savoir plus

Voici un article auquel j’ai contribué, merci Anca pour ta confiance.

https://www.skiinfo.fr/news/securite-en-montagne-le-test-de-stabilite-du-manteau-neigeux/

Extrait :

Skieurs hors-piste, amateurs de snowboard hors-piste et de randonnée hivernale, nous sommes tous concernés par la question :    » y-aller ou renoncer  » ?  

Savoir déterminer la probabilité qu’une avalanche se déclenche dans une pente donnée, est vitale. Pour trouver une solution à cette équation, il faut étudier plusieurs facteurs : humains, topographiques, météorologiques et bien sûr, l’état de la neige, dont nous allons vous parler dans l’interview suivante, car les tests de stabilité du manteau neigeux sont une des pièces à compléter le puzzle qu’est l’évaluation du risque d’avalanche.

Il y a plusieurs types de tests de stabilité de la neige, et tous fournissent une information sur la force nécessaire à la rupture du bloc, donc une estimation de la résistance de la couche fragile de neige. L’utilisation de tests de stabilité du manteau neigeux et l’interprétation des résultats interviennent pour une part importante dans le processus de décision. En France, habituellement, la grande majorité des accidents d’avalanche survient en plein coeur de l’hiver : décembre, janvier, février et la randonnée à skis, est exceptionnellement touchée !

Pourquoi est-il important de savoir comment faire un test de stabilité du manteau neigeux et lequel est le plus simple à apprendre, sont des questions auxquelles l’invité du Magazine Digitale Skiinfo nous répond. Clement Naegelen est Guide de Haute Montagne et habite à Servoz, à coté de Chamonixcette Mecque des sports d’hiver. Clement pratique ce métier né de son rêve d’adolescent depuis 2016, est aussi moniteur de ski alpin et bien sûr, un grand passionné de l’alpinisme.

Clemet Naegelen guide de haute montagne
©️ Clement Naegelen – Guide de Haute Montagne | Archive personelle

Qui devrait savoir faire un test de stabilité du manteau neigeux ?

Toute personne évoluant en dehors des domaines sécurisés doit apprendre à faire un profil du manteau neigeux. Ces profils ont 2 intérêts : comprendre les mécanismes de déclenchement des avalanches et avoir une idée de ce que l’on peut trouver sur le terrain où on évoluera. Leurs intérêts se trouvent démultipliés dès lorsqu’on se trouve dans une zone où aucun B.E.R.A. (Bulletin d’Estimation du Risque d’Avalanche) n’a été fait récemment. En France, ces bulletins se trouvent sur le site internet de Météo France. Ils sont aussi souvent affichés dans les stations de skis près des remontées mécaniques principales ou à proximités des points de vente de forfaits.

On trouve de nombreuses vidéos qui permettent de mieux comprendre les mécanismes de déclenchement d’avalanches (comme sur http://www.dataavalanche.org), mais rien de tel que de le voir de nos propres yeux. De plus, le jour où l’on évolue dans des zones où aucun BERA n’a été émis (comme très tôt ou tard en saison, ou dans de nombreux pays pas si loin de chez nous!), nous sommes capables de réaliser ces tests et avoir ainsi une idée de ce que l’on peut trouver dans le manteau neigeux.

Comment préparer sa sortie hors-piste?

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Diplôme de Guide de Haute Montagne

Un rêve d’ado qui a vu le jour…

Cet été (2016) n’était pas un été comme les autres. En tout cas, pas pour moi! Adolescent, j’ai commencé à rêver d’être un jour un guide. Bien des choses se sont passées, mais j’ai toujours gardé ce projet quelque part, dans un coin de ma tête.

J’ai commencé par étudier au Centre de Formation aux Métiers de la Montagne, où on m’a dispensé les cours du bac et d’un BTS Gestion et Protection de la Nature. C’est pendant ce temps que j’ai débuté le diplôme d’Accompagnateur de Moyenne Montagne, ce qui m’a permis de travailler dans un environnement qui me plaisait. A la fin de ce diplôme, j’ai eu la chance de participer à une formation encadrée par l’UCPA, ce qui m’a permis d’apprendre, pendant 4 mois, à évoluer en montagne le plus en sécurité possible. 4 ans plus tard, me voilà, fort de mes expériences, prêt à passer l’examen probatoire (2013). Il m’a permis de suivre le cursus du diplôme de guide, pour le finaliser, après 3 ans, cet été!

Bien sûr, un rêve ne vient pas tout seul, …  Parallèlement au diplôme de guide, je me suis lancé dans un autre chantier, celui du monitorat de ski alpin, je ne vais donc pas m’ennuyer tout de suite!

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